Les mesures de microdureté caractérisent la résistance à l’indentation de zones localisées : revêtements, interfaces, joints soudés et zones affectées thermiquement (ZAT). TMI Tribology les étudie sous faibles charges. Ce laboratoire accrédité COFRAC ISO 17025 n°1-7480 réalise toutefois ces mesures hors de sa portée d’accréditation. Le protocole dépend de l’échantillon.
Microdureté Vickers (HV) : mesure sur revêtements et zones localisées
Un diamant pyramidal produit une empreinte dont les diagonales déterminent la dureté HV. ISO 6507-1:2023 réserve le terme « microdureté Vickers » aux forces inférieures à 1,961 N (moins de HV0,2). De HV0,2 à moins de HV5, elle distingue les essais sous force réduite. ASTM E384-22 couvre les micro-indentations jusqu’à HV1.
Sur une coupe métallographique polie, plusieurs empreintes révèlent le gradient de dureté d’une couche nitrurée ou d’une soudure. Leur taille et leur espacement conditionnent la validité des résultats. Pour d’autres plages de charges, consultez notre laboratoire de mesures de dureté.
Microdureté Knoop (HK) : essais sur matériaux fragiles et couches minces
Avec son empreinte allongée, moins profonde que celle de Vickers à force identique, Knoop convient à certaines zones étroites ou fragiles. Elle peut limiter la fissuration des céramiques.
ISO 4545-1:2023 et ASTM E384-22 constituent les références générales ; ASTM C1326-13(2023) concerne les céramiques techniques. HV et HK ne sont pas directement interchangeables. Il faut contrôler la taille des empreintes et l’effet du substrat.
Applications : revêtements, ZAT, joints soudés
Sur une soudure, un profil de microdureté distingue les variations entre métal de base, ZAT et métal fondu. Il aide également à contrôler une couche cémentée ou nitrurée. Pour les dépôts PVD/DLC très fins, l’indentation instrumentée peut être préférable.
L’étude de la morphologie et état de surface complète la caractérisation par une analyse du relief ; les essais de rayage (scratch test) renseignent séparément sur la dégradation mécanique des revêtements.
FAQ — Questions sur les mesures de microdureté
Quelle différence entre microdureté et dureté Vickers classique ?
Même pénétrateur, mais force plus faible et empreinte plus petite : la microdureté cible des zones trop localisées pour les essais conventionnels.
Peut-on mesurer la microdureté d’un revêtement PVD ou DLC ?
Oui, sous réserve d’une épaisseur suffisante. ISO 6507-1 exclut notamment les revêtements de moins de 30 µm testés sur leur surface.
Quelles normes encadrent les essais de microdureté ?
ISO 6507-1 concerne Vickers, ISO 4545-1 Knoop et ASTM E384 les deux méthodes. Ces essais ne figurent pas dans la portée COFRAC de TMI.
Quelle différence entre microdureté Vickers et Knoop ?
Vickers forme une empreinte à diagonales égales ; Knoop laisse une marque allongée, moins profonde à force comparable, intéressante pour certaines couches minces.
TMI adapte les points de mesure à votre pièce. Son expertise tribologique peut éclairer l’interprétation des résultats.

















